Plus qu’une décennie de l’Accord de Paris – La Belgique, Vice-Présidente du Bureau à l’UNEA-7 (Nairobi)

12 décembre 2025 – Nairobi (Kenya) – À l’occasion des dix ans d’existence de l’Accord de Paris, lequel demeure la pierre angulaire de la politique climatique mondiale et alors que notre Ministre fédéral Jean-Luc Crucke participe activement à la septième Assemblée des Nations Unies pour l'environnement (UNEA-7) à Nairobi, notre pays et le Ministre réaffirment leur engagement déterminé en faveur du multilatéralisme environnemental. 

Une décennie d’avancées majeures 

L’Accord de Paris a inauguré une nouvelle ère de coopération climatique, fondée notamment sur un accord véritablement universel et des objectifs clairs, dont la limitation du réchauffement « bien en dessous de 2°C » tout en visant 1,5°C. 

Ces principes ont produit des résultats tangibles et notamment en ce qui concerne l’atténuation puisque les projections de réchauffement ont chuté de 4°C à environ 2,5°C d’ici la fin du siècle ; 

Cette décennie n’a toutefois pas été exempte de défis liés au dérèglement climatique, La COP30 n’a pas permis d’atteindre tous ses objectifs, mais l’ambition mondiale demeure malgré un contexte géopolitique fragile. 

Un contexte international qui interpelle 

L’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement  (UNEA) est l’organe décisionnel suprême des Nations Unies en matière d’environnement. Des initiatives capitales comme les négociations en cours sur un traité contre la pollution plastique, ont été initié par UNEA. 

Lors de cette septième UNEA, d’importantes résolutions sont à l’ordre du jour, allant d’une résolution appelant à une meilleure sensibilisation à l’importance et aux défis de l’intelligence artificielle pour l’environnement, à une résolution pouvant contribuer à une meilleure protection des écosystèmes des grands fonds marins, en passant par une résolution visant à protéger notre environnement et notre santé contre les substances chimiques dangereuses. Les défis environnementaux liés à l’extraction et à l’utilisation des minéraux et des métaux figurent également à l’agenda. 

La remise en question de certains fondements du multilatéralisme — dont le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris et certaines déclarations publiques récentes du Président TRUMP concernant l’Europe — montre l’importance de défendre activement la coopération internationale. 

«  À l’UNEA-7 qui se tient actuellement à Nairobi, plus haute assemblée mondiale en matière environnementale, certains acteurs tentent aujourd’hui d’insérer dans les résolutions un langage affaiblissant la portée globale de l’action environnementale. Ces orientations vont à l’encontre des principes même de l’UNEA et du système multilatéral. La Belgique, au contraire, rappelle ici que nous partageons une seule planète et que la seule voie crédible reste l’action collective et coordonnée." déclare le Ministre Jean-Luc CRUCKE, Chef de Délégation, à l’entame de la seconde journée de négociations au niveau ministériel. 

Le rôle renforcé de la Belgique à l’UNEA-7 

En tant que vice-présidence du Bureau de l’UNEA-7, la Belgique y joue un rôle diplomatique accru. À la demande de la Présidence omanienne de l’Assemblée, notre pays assume d’ailleurs une mission de facilitateur dans les négociations visant l’adoption de la Déclaration ministérielle, document politique central de cette session. 

« Preuve aussi de l’implication de la Belgique à un haut niveau dans le processus diplomatique, en marge des travaux, j’ai mené et mènerai personnellement des bilatérales notamment avec Inger Andersen, Directrice exécutive du PNUE, ainsi qu’avec la présidence omanaise de l’UNEA-7, l’occasion de rappeler que notre pays soutient pleinement la feuille de route de la présidence omanaise et appelle à une déclaration ambitieuse, réaffirmant le rôle essentiel du PNUE comme pierre angulaire du multilatéralisme environnemental et intégrant explicitement l’objectif de température de l’Accord de Paris tout en renforçant la cohérence entre les accords multilatéraux environnementaux. Mais également, l’occasion deré-itérer que nous souhaitons voir repris dans les textes des références claires à la lutte contre le changement climatique, aux Objectifs de Développement Durable et à la réduction des inégalités de genre. " 

« Dix ans après l’Accord de Paris, ma conviction est plus forte que jamais : le multilatéralisme environnemental n’est pas seulement utile, il est indispensable. À l’UNEA-7 comme à la COP30, la Belgique défend une action collective, ambitieuse et crédible. Notre pays continuera à jouer un rôle moteur, loyal et constructif pour relever les défis climatiques et environnementaux qui conditionnent notre avenir commun, la vice-présidence du Bureau de l’UNEA-7  par la Belgique et le rôle de facilitateur qui nous a été confié, ainsi que les bilatérales que je suis amené à mener au plus haut niveau en témoignent » rajoute le Ministre Jean-Luc CRUCKE 


Porte-parole francophone : Emeline Huvelle – emeline.huvelle@crucke.fed.be – 0477 78 29 62