Grèves dans le rail – Le Ministre de la Mobilité prend acte de l’arrêt du Conseil d’État, rappelle le cadre légal et précise le sens des réformes engagées

Bruxelles, 4 février 2026 - Le Ministre de la Mobilité prend acte de l’arrêt rendu ce jour par le Conseil d'État, qui rejette la demande de suspension en extrême urgence introduite par des organisations syndicales ferroviaires contre la décision de HR Rail refusant le préavis de grève déposé pour les journées des 5, 10 et 12 février 2026.

Dans sa décision, le Conseil d’Etat relève notamment que le préavis litigieux se fonde sur des considérations jugées vagues, sans identification précise de griefs ou de revendications concrètes, et qu’il s’inscrit dans un contexte de superposition de mouvements successifs, après déjà 26 jours de grève en 2025 et plusieurs jours en 2026, ce qui alimente l’appréciation d’un caractère disproportionné au regard des exigences de continuité du service public et des droits des usagers.

Le Ministre rappelle que le droit de grève est un droit fondamental, mais qu’il n’est pas absolu et s’exerce dans un cadre juridique destiné à concilier libertés syndicales, continuité du service public et droits des citoyens à la mobilité.

Les motifs de cette décision de justice ne sont pas sans faire écho à certains propos tenus par les syndicats faisant état d’une grève idéologique et politique.

Les actions syndicales s’inscrivent notamment dans un débat relatif à l’évolution du cadre du personnel dans le rail pour les engagements après le 01/06/2026.

« Sur les orientations, tranchées en Conseil des ministres, l’heure n’est plus à la concertation mais à la responsabilité politique de décider, précisément pour garantir la pérennité du service public ferroviaire, la compétitivité de l’entreprise historique et la protection de l’emploi à moyen et long terme. » souligne à nouveau le Ministre fédéral de la mobilité.

Le Ministre tient toutefois à préciser à nouveau que la porte au dialogue social reste pleinement ouverte pour les nombreuses autres questions qui occuperont le rail dans les mois et les années à venir.

« Nous devons préparer l’avenir du rail avec lucidité. Décider quand c’est nécessaire, dialoguer partout où c’est possible, et toujours garder comme boussole l’intérêt des travailleurs, des voyageurs et du service public. » conclut Jean-Luc CRUCKE à la suite de l’arrêt rendu ce jour par le Conseil d’Etat sur les nouvelles grèves annoncées dans le rail.


Porte-parole (FR) : Emeline HUVELLE – emeline.huvelle@crucke.fed.be – 0477/78.29.62